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J'ai compris

Thaïlande - Dans les yeux de Saw

Membre de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL, ce jeune père de famille fait partie des 143 000 réfugiés birmans qui vivent depuis des décennies dans des camps situés le long de la frontière, bien loin des sentiers battus de ce pays touristique

 

Nous avons dû fuir notre village

Je suis né au Myanmar, dans un village de l’état Karen. Je ne m’en souviens que très peu car je suis arrivé ici avec ma mère, ma tante et mon frère lorsque j’avais 7 ans. Je me rappelle seulement des combats qui opposent encore par endroit l’armée indépendantiste karen et l’armée gouvernementale. Je garde en mémoire le dernier jour que j’y ai passé. Car si je suis ici aujourd’hui, c’est parce que mon village a été attaqué et que nous avons dû fuir contre notre gré. Ma mère est décédée à notre arrivée. Ma tante s’est alors occupée de nous.

Un camp surpeuplé

Depuis 1997 je vis ici. J’ai grandi ici. J’ai étudié ici. Je me suis marié ici. Ma fille est née ici. Avec ma femme, nous l’élevons ici. Nous venons de célébrer son 2e anniversaire. Nous n’avons d’autre choix que de rester ici. 50 000 personnes habitent des maisons de bambou dans cet endroit précaire et surpeuplé. Créé en 1982, ce camp désigné comme ‘’temporaire’’ par le gouvernement thaïlandais est une ville fermée dont il nous est interdit de sortir sans permis délivré par les autorités. Mais de toute façon, travailler dehors est illégal. Je n’ai jamais eu l’occasion de sortir de ce camp, ni de revoir mon village.

J’ai bien peur de ne jamais retourner chez moi

J’ai bien été sélectionné par le Haut-Commissariat des Réfugiés (HCR) pour le programme de réinstallation que cette agence veut mettre en place avec le gouvernement birman. Mais mon épouse et mon fils sont arrivées plus récemment. Ils ne sont pas enregistrés comme réfugiés. Je ne partirai jamais sans eux. Alors le Myanmar, j’ai bien peur de ne jamais y retourner. Et de toute façon, je n’y ai plus de maison. Il n’y pas de travail. Même avec les signes d’ouverture du gouvernement birman, nous n’avons aucune garantie pour notre sécurité. Comment ne pas avoir peur des combats qui y ont lieu, des champs de mines ou de la discrimination vis-à-vis des Karens ?

Depuis 2009, je travaille pour SOLIDARITÉS INTERNATIONAL.

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL intervient dans ce camp depuis 2007. L’association améliore les conditions de vie de ses habitants en leur fournissant un accès à l’eau potable, à l’assainissement et à la sécurité alimentaire. J’ai été recruté en 2009. J’avais vraiment besoin d’un travail pour faire vivre ma famille, mais j’ai trouvé bien plus que cela. J’ai commencé comme travailleur journalier. Je suis aujourd’hui chef d’une équipe de promotion de l’hygiène. Comme je suis un bon chanteur, j’interviens dans les écoles pour donner les messages clefs via des spectacles vivants. Avant de rejoindre l’ONG, je ne savais pas moi-même combien l’eau, l’hygiène ou l’assainissement pouvaient avoir autant d’effets sur notre santé. Comme la plupart des gens ici, ma famille et moi étions tout le temps malades de palu et de diarrhée. Je suis fier aujourd’hui de dire que depuis plus de 3 ans passés, je n’ai plus jamais été malade.

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