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Réagir à l'urgence dans les camps de réfugiés

Sandra, coordinatrice de l’équipe d’urgence, nous explique suite à sa mission au Soudan du Sud au mois de juillet, la réponse apportée par notre équipe sur place dans le comté de Maban.

Maban regroupe plusieurs camps, dont celui de Yusuf Batil où nous intervenons depuis fin juin et Gendrassa, où nous commençons à travailler. A Yusuf Batil, 35 000 personnes vivent dans des conditions de vulnérabilités extrêmement fortes. 10,1% d’entre elles souffrent de malnutrition aigüe, ce qui est 5 fois supérieur au seuil d’alerte. Il y a beaucoup de personnes très faibles : des personnes âgées, handicapées, mutilées, des enfants en bas âge. D’autant plus que ce sont pour 80% des Ngasana qui le composent. Ils viennent d’une partie assez reculée du Nil Bleu, et nous pensons que leur isolement les a empêchés d’accéder à l’éducation. Un de nos indicateurs : les femmes ne parlent pas arabe à l’inverse des divers groupes ethniques qui sont dans le comté de Maban, mais seulement leur langue vernaculaire. Cette concentration de vulnérabilité peut expliquer que les taux de mortalité soient si forts.

La découverte d'une nouvelle maladie hydrique : le shighella

SandraQuand je suis arrivée au Soudan du Sud le 28 juin, des menaces de choléra planaient à Yusuf Batil. En effet, quand les acteurs de santé reçoivent un patient qui présente certains symptômes du choléra (diarrhées, vomissements, fièvre), ils font un « rapid test » automatiquement. Ensuite, des échantillons sont envoyés en laboratoires pour avoir ou non une confirmation des résultats.

Dans le camp de Yusuf Batil, les « rapid test » menés par MSF auprès de personnes ayant ces symptômes ont été positifs au choléra. MSF a donc lancé l’alerte tout en attendant les résultats des laboratoires. Quand je suis partie, on attendait encore les résultats des laboratoires. Depuis, deux semaines se sont écoulées avec seulement un nouveau cas. Or, le choléra étant très contagieux, il y aurait eu beaucoup plus de patients et de morts que ça si nous étions réellement confrontés à cette maladie.

Cela dit, nous restons très vigilants et nous avons d’ailleurs mis en place un minimum de matériel en contingence pour nous tenir prêt en cas d’épidémie. Nous sommes vigilants surtout car une autre maladie hydrique est présente : le shigella. Ses symptômes ressemblent en partie à ceux du choléra. Cela reste théoriquement moins contagieux et légèrement moins grave mais sur un organisme déjà affaibli, les conséquences de cette bactérie sont à peu près les mêmes, notamment pour les enfants de moins de cinq ans.

Une réponse préventive au cas de Shigella

Le jerrican, source de contamination du shighellaLes modes de contamination étant les mêmes que celles du choléra (contaminations fécaux-orale, défécation à l’air libre, mouches, etc.), nos réponses en Eau-Hygiène et Assainissement le sont aussi en partie. Nous désinfectons les anciennes latrines, en construisons de nouvelles (681 en 3 semaines) non loin de points de lavage des mains que nous installons également. Nous distribuons des kits hygiène pour améliorer les pratiques : savons, petits jerricans etc. Nous chlorons tous les jerricans, seaux, containers du camp et remplaçons par des seaux fermés ceux qui sont identifiés comme des sources de contamination potentielles. Nous désinfectons même certaines zones avec du chlore, ce qu’on aurait pu faire aussi en cas de choléra. Enfin, nous commençons des sessions de promotion de l’hygiène pour que les populations du camp puissent adopter les bonnes pratiques, avec toutes les difficultés que pose la diffusion de messages à des populations qui n’ont pas tous eu accès à l’éducation. Nous tentons donc de prévenir au mieux l’apparition de nouvelles maladies hydriques dans ces camps, et d’offrir à terme des conditions de vie décente à ces populations.

Propos recueillis en juillet 2012

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