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SOUDAN DU SUD : Après le choléra, la menace de la famine

SoudanduSud camp Malakal deplacement

Après plus de 8 mois d’un conflit fratricide extrêmement violent, les habitants du plus jeune pays du monde, dont plus d’un million sont déplacés, sont maintenant frappés par le choléra et menacés par un autre fléau : la famine. Nos équipes d’urgence sur place se démènent pour porter assistance à une centaine de milliers d’entre eux.

C’est à Juba, la capitale, puis à Malakal, dans le nord du pays, que les premiers cas de choléra ont été confirmés. C’était en mai dernier. Depuis la maladie des mains sales s’est vite propagée au sein de la population qui survit dans des conditions dramatiques là où elle a pu s’enfuir, loin de chez elle.

"Entre le 30 juin et le 15 août, 909 personnes ont été infectées, confirme Kevin Bonnel, responsable de nos équipes d’intervention rapide. Nous nous mobilisons pour contenir la propagation de la maladie et maintenir des conditions sanitaires correctes et dignes dans les sites où nous intervenons : les camps des casques bleus de Juba et de Malakal, qui accueillent chacun près de 20 000 familles venues y trouver protection, ainsi qu’à Wau Shiluk, un site situé sur les bords du Nil, où pas moins de 49 000 personnes se sont regroupées et où le choléra a été détecté en juin."

Dans ce camp, l’essentiel du travail de nos équipes consiste à traiter l’eau du fleuve pour qu’elle soit potable. Un processus de traitement encore plus rigoureux que d’habitude. "En plus de notre programme d’accès à l’eau potable et de sensibilisation des communautés à avoir des pratiques d’hygiène adaptées, nous avons mis en place des points de réhydratation pour les personnes affectées par le choléra. Nous leur distribuons ce qu’on appelle du sel de réhydratation orale (solution salée et sucrée). Fonctionnant 24h/24, ces points ont permis de réduire fortement la mortalité des patients atteint de choléra, empêchant qu’ils n’arrivent en état d’extrême déshydratation et rendant plus grande leur chance de rétablissement."

Des équipes de désinfection ont également été déployées dans le camp, avec la lourde tâche de réduire le plus vite possible les risques de transmissions du virus en chlorant les foyers des personnes infectées et toute trace de vomi ou de défécation.

3,9 millions de personnes en situation d'insécurité alimentaire

"Tout ce travail, mené en collaboration avec les ONG médicales, empêche pour l’instant la catastrophe d’une épidémie. Mais alors que nous sommes en pleine saison des pluies, le choléra sera toujours présent. Pour l’instant, les violences nous empêchent de construire des structures plus durables. A nous de nous adapter à cette situation très volatile, d’autant que la situation sécuritaire ne s’améliore pas et que pointe à l’horizon la menace de la famine."

La période de soudure ayant commencé, l’insécurité alimentaire gagne du terrain et touche désormais 3,9 millions de personnes (OCHA, juillet). Dans les zones isolées comme celle de Wau Shiluk, nos équipes mènent une évaluation de la situation nutritionnelle des populations déplacées pour leur donner au plus vite les moyens d’avoir accès à la nourriture. Une réponse à un fléau lui aussi dû à un conflit qui ne trouve jusqu’à présent aucune solution politique.

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