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Contexte humanitaire

La République Centrafricaine est un pays grand comme la France et la Belgique réunies, peuplé de 4,6 millions de personnes disséminées dans un environnement alternant  entre savane arborée et forêt vierge. C’est aussi et surtout l’un des pays les plus pauvres du monde, délaissé par la communauté internationale depuis maintenant plus de 20 ans. La crise que traverse actuellement le pays trouve ses racines dans son histoire marquée par les coups d’état à répétition et le manque d’investissements humains et financiers.

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL intervient en République Centrafricaine depuis début 2007, suite à la guerre civile qui y opposa divers groupes rebelles au gouvernement de François Bozizé.

En août 2012, un groupe d’opposition au président Bozizé appelé Séléka et constitué majoritairement d’hommes de confession musulmane, apparaît. En décembre de la même année, la Séléka lance une offensive et prend le pouvoir dans toute une partie du Nord et de l’Est du pays. Les négociations menées à Libreville en janvier 2013 conduisent à la mise en place d’un gouvernement de transition, toujours sous la présidence de François Bozizé. Mais suite à un mécontentement de la Séléka vis-à-vis de la façon dont l’accord de paix est mis en œuvre par le Président Bozizé, le 18 mars 2013, ils lancent un ultimatum de 3 jours et reprennent leur avancée. Le 24 mars, la Séléka entre dans Bangui et renverse le président Bozizé. Michel Djotodia s’autoproclame chef de l’Etat de la Transition, mais les autorités ont du mal à restaurer un Etat de droit et la population centrafricaine replonge dans une situation d’extrême fragilité. L’insécurité et l’anarchie qui prévalent alors, avec leur lot d’exactions, conduisent à la résurgence de groupes d’auto-défense et de milices, à majorité chrétienne, communément appelées « anti-Balakas ». Les discours se radicalisent à l’encontre des musulmans dont est composée en grande partie la Séléka.

IMG 0540Le 5 décembre 2013, les anti-Balaka et les proches du président déchu François Bozizé attaquent des places fortes Sélékas à Bangui, et s’en prennent aux civils musulmans, déclenchant des représailles brutales de la part des Sélékas, et entrainant le pays dans un cycle de violence incontrôlée, dont la population civile devient la première victime. Le conflit prend alors une tournure confessionnelle.

Une grande partie de la population part de chez elle par crainte de l’insécurité, et se réfugie dans des sites de regroupement spontanés ou dans des familles hôtes. La crise fait 838,000 déplacés internes, dont 413,000 dans la capitale, Bangui, et 268,000 réfugiés dans les pays limitrophes (ACAPS). En février 2014, on assiste au départ en masse de civils musulmans de l’ouest vers le Nord de la République centrafricaine et le Tchad voisin.

L’arrivée de forces armées internationales (françaises, européennes, africaines puis onusiennes) a permis d’éviter un bain de sang plus important encore, mais l’ampleur des violences, la très large dissémination d’armes légères et l’écroulement d’une grande partie de l’Etat continue à menacer les populations au quotidien.

Si une partie de la population a pu rentrer chez elle, 1 an après les événements de décembre 2013, le pays compte encore 430,000 personnes déplacées internes. Dans les sites de regroupement spontané, les conditions de vie sont bien souvent précaires et l’insécurité prévaut, limitant l’accès aux services de base (soins médicaux notamment).

Par ailleurs, à travers tout le pays, de nombreuses personnes ont perdu leurs sources de revenus et leurs biens lors de leur déplacement ou suite à des pillages. Sans ressources, elles sont extrêmement vulnérables à l’insécurité alimentaire et aux maladies liées à l’eau. Dans les zones rurales, le règne de « terreur » de certains groupes armés incontrôlés n’a pas permis un accès aux terres correct, et donc une saison agricole satisfaisante.

En chiffres

- 4,5 millions d'habitants
- 180e rang sur 187 à l'indice de développement humain (PNUD 2012)

Mis à jour en décembre 2014

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