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Philippines : témoignage de Miguel Gabrino, infirmier volontaire à Tacloban

Miguel, infirmier volontaire à Tacloban


C’est à 23 ans que Miguel Gabrino, habitant de San José à Tacloban, s’est porté volontaire pour vacciner les populations contre le tétanos après la venue du typhon Haiyan. Il nous raconte aujourd’hui comment il a réussi à concilier mission humanitaire et études de médecine.

Le retour à Tacloban deux semaines après le sinistre : « Je me sentais coupable car je ne faisais rien pour aider mes concitoyens »

« Je suis infirmier diplômé. Quand le cyclone Yolanda a frappé, je me suis porté volontaire pour vacciner contre le tétanos les populations de San José, le quartier où j’habite. Les gens avaient été coupés ou blessés par les débris et risquaient l’infection. 

L’endroit était dévasté : il n’y avait ni eau potable ni électricité, alors nous avons décidé de partir nous installer chez des proches à Manille. Mais je me sentais coupable car je ne faisais rien pour aider mes concitoyens et donc, deux semaines plus tard, je suis retourné à Tacloban. De nombreuses ONG locales et internationales étaient sur place pour aider les populations. Mon frère, mon cousin et moi avons décidé de postuler pour le poste de gardien. Solidarités International m’a offert le poste. J’ai commencé par travailler de nuit. Les bureaux se trouvaient dans une vieille maison qui était inhabitée depuis un moment. C’était un peu sinistre, surtout parce qu’il n’y avait pas d’électricité : nous arrêtions le générateur à 23h pour économiser l’énergie. Et comme beaucoup de personnes avaient disparu à cause du typhon, beaucoup d’histoires de fantômes circulaient. »

D'un poste de gardien à superviseur sur le terrain

« Une nuit, le Coordinateur Logistique m’a surpris pendant que je lisais un manuel de médecine et m’a demandé pourquoi je lisais ça. Je lui ai expliqué que c’est parce que j’étudiais la médecine à l’université et que j’avais bientôt un examen important. Il m’a suggéré de postuler à d’autres postes ouverts à Solidarités International. J’ai postulé au Programme de « Cash for Work » (Travail contre Argent) et j’ai obtenu le poste de Superviseur. Je ne m’y attendais pas ; je pensais qu’il fallait être ingénieur pour faire ce genre de travail ! A part les brouettes, tout était nouveau pour moi : le management, le calcul de données… J’ai commencé à travailler à La Paz et Pastrana en janvier et je m’y suis fait rapidement. J’ai vraiment apprécié le travail et j’y ai rencontré de bons amis. Et j’étais ravi car j’utilisais mes compétences pour aider mes concitoyens. »

« SOLIDARITES INTERNATIONAL est comme une famille pour moi et j'ai toujours du temps pour eux »

Fort de son expérience avec l’association, Miguel évoque le désir de rester proche des populations. Il souhaite en effet exercer son métier sur le terrain, au plus près des philippins. Mais n’exclut pas le fait de se rendre utile à l’étranger dans le futur.  

« En plus, j’ai appris des choses nouvelles qui me serviront quand j’aurai mon diplôme de médecine. J’ai appris comment manager des gens, comment gagner leur confiance et communiquer avec eux de façon à résoudre des problèmes. J’ai aussi beaucoup appris sur la gestion du temps.

Quand j’aurai terminé mes études, j’aimerais travailler sur le terrain auprès des communautés, plutôt que de rester ici en ville. Mon but est de devenir chirurgien. Peut-être qu’un jour je partirai travailler à l’étranger mais, en attendant, j’ai le sentiment que je peux être utile aux Philippines.

Pour le moment, je suis pris par mes études – j’ai aussi commencé à travailler à mon compte depuis deux mois. Avec un ami, nous avons acheté une camionnette que nous louons à Solidarités International. Même si je ne travaille plus chez Solidarités International, je leur rends toujours visite. Ils sont comme une famille pour moi et j’ai toujours du temps pour eux. »

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