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PHILIPPINES : 3 mois après, ils essaient de rebâtir leur vie


Au lendemain du typhon, les équipes de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL sont intervenues en urgence dans la ville de Tacloban, ainsi que dans trois municipalités rurales de l’île de Leyte. Depuis trois mois maintenant, elles portent secours, à des milliers de personnes qui ont tout perdu…

marites-devant-sa-maisonMarites : " Tout ce que vous nous avez distribué nous a vraiment aidés pour survivre dans ces conditions difficiles "

Jeudi 16 janvier. Il pleut sur Pastrana. Comme tous les 2 jours depuis début décembre, c’est journée de distribution pour les équipes de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL. Dans la file des familles qui attendent pour recevoir leur kits de biens de première nécessité, Marites, 23 ans, est accompagnée de son fils aîné de 4 ans, Frédéric. Comme 120 autres habitants de son quartier, le ‘’Barangay’’ Jones, elle reçoit aujourd’hui le matériel avec lequel elle pourra construire de nouvelles toilettes, après avoir reçu il y a près d’un mois des kits abris, hygiène et de potabilisation.

" Comme tout le monde ici, lors du typhon, nous sommes allés nous réfugier dans l’école communale, qui est le centre d’évacuation de Pastrana. Nous étions entassés. Les murs tremblaient. J’avais très peur, les enfants étaient terrorisés. Nous sommes restés là au moins une heure. Quand nous sommes sortis, c’était le chaos. Nous n’avons jamais eu beaucoup d’argent, alors notre maison n’était pas très résistante. Il n’en est rien resté. Tout ce que nous possédions s’est envolé. "

Freddie, son mari, a récupéré des planches et de la tôle de leur ancienne maison et, avec les outils, la bâche et la corde que SOLIDARITÉS INTERNATIONAL lui a donné, il a pu mettre ses enfants à l’abri. " Depuis plus de 10 jours, il pleut beaucoup. Notre terrain n’est plus que boue et débris, mais au moins les enfants sont au sec. Et puis, tout ce que vous nous avez distribué, le savon, le dentifrice, le détergent, le seau, le jerrycan… nous a vraiment aidés à garder une bonne hygiène et à conserver une eau potable pour survivre dans ces conditions difficiles. Je sais que c’est ce qui permet à mes enfants de rester en bonne santé. Freddie attend maintenant qu’il arrête de pleuvoir pour aménager une zone où nous pourrons installer la latrine que nous allons recevoir aujourd’hui. "

front-de-merAurélien : " Sur le front de mer, il ne reste plus que des gravats, sur lesquels les familles essaient de rebâtir leur vie. "

Sur les lieux de la distribution Aurélien, notre responsable du programme Eau & Assainissement, supervise le travail de sa dynamique équipe philippine. " Nous allons permettre à 8 000 familles de bénéficier à nouveau de toilettes, dans les municipalités rurales isolées de Pastrana, La Paz et Julita, dans lesquelles les dégâts matériels ont été colossaux. Rien que pour le Barangay Jones dans lequel vit Marites, on compte 153 maisons complètement détruites sur les 168 recensées. Ce sont dans ces mêmes zones que nous allons également très rapidement travailler à rééquiper les écoles des infrastructures de base pour assurer l’accès à l’eau potable, aux toilettes et à de bonnes conditions d’hygiène pour que les enfants y retournent au plus vite. "

Cette aide vitale, les équipes de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL l’a déclenchée quelques jours après le typhon Yolanda, dans la ville de Tacloban, complètement ravagée. Elles ont organisé l’approvisionnement en eau potable de l’université de la ville, transformé en refuge pour plus d’une centaine de familles dont les maisons ont été rayées de la carte. Elles ont également permis aux patients et au personnel de l’Hôpital provincial, dont le réseau a été complètement détruit par les vents et les vagues de plusieurs mètres, de pouvoir à nouveau avoir accès à de l’eau potable. " Dans la zone de l’hôpital, située sur le front de mer, il ne reste plus que des gravats, sur lesquels les familles essaient de rebâtir leur vie. Nous mettons tout en œuvre en plaidant auprès des organes de coordination et des autorités locales pour pouvoir assurer à ces familles un accès à des toilettes. Dans ce contexte, c’est autant une question santé que de dignité. "

Brg-Piliwai-tronc-cocotierJulie : " Pour les producteurs de cocotiers, la situation est critique. Plus de 80% de leurs arbres sont tombés "

A l’intérieur des terres, les vents de plus de 300 km/h ont affecté toutes les cultures : cocotiers, riz, voire élevage. Le typhon a frappé en plein milieu des récoltes rizicoles. " A peine moins de 10 % de la production a pu être sauvée, indique Julie Mayans, référente Sécurité alimentaire. Or le riz est l’aliment de base des familles de Leyte et la ressource économique d’une grande partie des agriculteurs. Dans nos zones d’intervention de La Paz et Pastrana, 30 % des familles vivent grâce à la production du riz. Pour les 70 % restants, qui sont des producteurs de cocotiers, la situation est encore plus critique. Plus de 80 % de leurs arbres sont tombés et pour ceux qui restent debout, on ne saura que dans 6 mois s’ils peuvent encore être productifs. "

Privés de toute source de revenu, les habitants de ces zones rurales n’ont pas les moyens d’acheter de quoi manger, vivre au quotidien ou reconstruire leur maison. " C’est pour les aider à faire face à cette situation que nous avons initié un programme de travail communautaire, explique Fanny Marchand, coordinatrice du projet. Nous employons les familles les plus affectées, recensées par les municipalités, pendant 15 jours pour réaliser des travaux bénéfiques à toute la communauté : nettoyage des canaux de drainage, déblaiement des routes, des terrains collectifs, des zones d’accès prioritaires… Nous avons calculé que 15 jours de travail rémunérés permettent de couvrir plus de 100 % des dépenses alimentaires de la famille pendant un mois et jusqu’à 60 % du coût des matériaux pour réparer une maison endommagée. En tout, 1 800 familles bénéficieront de ce programme. "

Florida-maison-detruiteFlorida : " Avec le paiement de mes 7 premiers jours de travail, j'ai acheté les produits alimentaires qui me manquaient "

Florida, femme pétillante d’une cinquantaine d’année, fait partie des habitants de Pastrana qui ont déblayé le chemin d’accès à l’école d’Aringit et vidé le canal de drainage du Barangay. " Ma famille vit des cocotiers, aujourd’hui je ne sais pas ce que nous allons devenir. Mon mari essaie tous les jours de se faire embaucher dans les plantations de riz qui redémarrent à certains endroits pour gagner un peu d’argent, mais il a le genou abîmé et la concurrence est rude. Je travaille sur les chantiers communautaires de SOLIDARITES INTERNATIONAL depuis 10 jours. Avec le paiement de mes 7 premiers jours de travail, j’ai acheté en quantité tous les produits alimentaires qui me manquaient comme du sucre, du café, de la viande, du poisson. Avec le paiement de la seconde semaine, je compte commencer à économiser pour reconstruire une maison en bois de cocotier, un peu plus loin. On ne peut pas rester au même endroit. Jackielou, ma petite dernière de 13 ans, a trop peur. "

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