Règles de confidentialité et cookies

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus

J'ai compris

Cover-picture-Philippines

Contexte humanitaire

Les Philippines sont le 3ème pays au monde le plus à risque en termes de catastrophes naturelles [1] et le 9ème le plus exposés aux conséquences du changement climatique [2], du fait de leur situation géographique mais aussi démographique, économique et donc structurelle. Le gouvernement des Philippines est par conséquent habitué à faire face aux conséquences des typhons et des tempêtes tropicales qui frappent l’archipel pendant la saison des pluies de Juin à Octobre.

Le super typhon Haiyan a dévasté la province de Leyte et la ville de Tacloban (Novembre 2013) 

Le typhon Haiyan (localement connu sous le nom de Yolanda) a frappé la région des Visayas Centrales des Philippines le 8 Novembre 2013. Plus de 6 000 personnes ont été tuées et 4 millions de personnes se sont retrouvées sans abri dans une zone qui souffrait déjà de hauts niveaux de pauvreté. Haiyan est considéré comme la tempête la plus puissante ayant touchée la terre, avec des pointes de vents à plus de 300 km/heure, formant des vagues d’une hauteur allant jusqu’à six mètres, des pluies abondantes et les dévastations de grande ampleur qui ont suivi.

Les zones littorales de la Province de Leyte ont été particulièrement affectées étant donné qu’elles ont été les premières à être touchées par le typhon, qui a cependant affecté l’ensemble des Visayas. La plupart des victimes ont été causées par la vague qui a dévasté une partie de la ville de Tacloban et les municipalités côtières situées au sud de la ville. Dans cette zone, en moyenne 90% des habitations ont été détruites et l’accès à l’eau est limité tant en termes de qualité que de quantité. Les Nations Unies ont déclarés que les besoins les plus urgents concernent l’eau, l’assistance médicale, l’assainissement et les articles d’hygiène personnelle.
 

Plus d'un an plus tard, la zone est toujours en train de se relever

En ce qui concerne les moyens d’existence, 600 000 hectares de terres agricoles ont été affectés par Haiyan, principalement dans la région 8 (cela concerne 16% des cultures de riz, 4% des cultures de maïs et 73% des cultures de coco). Etant donné qu’un plant de cocotier devient productif 6 à 10 ans après sa plantation (selon les variétés), les cultivateurs de coco (propriétaires, tenanciers et travailleurs journaliers) ont besoin d’avoir accès à des moyens de subsistance alternatifs.
De plus, les barangays montagneux et isolés ont reçu moins de support à cause de leur éloignement. Par conséquent, certains d’entre eux n’ont pas pu s’engager dans un processus de relèvement à cause du manque de soutien extérieur. Par ailleurs, ces zones dépendaient énormément de la culture de la coco ; leur isolement les place loin du marché et des opportunités d’emploi ce qui rend plus difficile le développement de moyens de subsistance alternatifs.

Tous ces éléments accroissent le niveau de vulnérabilité de ces communautés ce qui est d’autant plus critique qu’elles ont dû faire face à la saison des typhons 2014.
 

Carte-1Des catastrophes naturelles récurrentes: 4 désastres de plus depuis Haiyan, un total de 5 en 15 mois !

Le typhon Hagupit (localement connu sous le nom de Ruby) a frappé la zone en Décembre 2014 et a particulièrement affecté l’île de Daram (Samar Occidental). Une part importante de l’aide locale et internationale s’est concentrée sur le Samar Oriental où l’œil du typhon a touché la terre et ainsi le Samar Occidental a reçu un support limité. Les besoins demeurent importants dans la province du Samar Occidental, étant donné que la zone fait face à des niveaux de pauvreté élevés, ce qui accroît la vulnérabilité des communautés. De plus, le Samar Occidental a été frappé par Hagupit alors qu’il ne s’était pas encore relevé complètement du typhon Haiyan qui avait sévèrement affecté cette zone environ un an avant.

Au sein de la Province du Samar Occidental, l’île de Daram a été identifiée comme une zone particulièrement vulnérable où les besoins sont importants. Plus de 47 000 personnes vivent sur l’île (données de 2013), dont 76% vivant sous le seuil de pauvreté. Compte-tenu des spécificités géographiques et de la nécessité d’avoir des moyens d’existence, 98% de la population vit sur le littoral. En effet, une partie importante du revenu provient des activités de pêche. L’île de Daram en particulier et le Samar Occidental en général ont été affectés par 5 catastrophes naturelles en 15 mois (Haiyan, Glenda, Hagupit, Seniang, Amang). Le typhon Hagupit a provoqué des dégâts importants sur les habitations et les bateaux.
 

Récurrence des crises causes par l'homme et des désastres naturels à Mindanao

Le groupe d’îles qui compose Mindanao dans le sud des Philippines est considéré comme la région la moins développée du pays et ayant les infrastructures les plus faibles : la région fait face à des désastres causés par l’homme et par la nature, provoquant le déplacement de respectivement 918 170 et 123 779 personnes en 2014.

Depuis plus de 40 ans, des combats opposent le gouvernement des Philippines et plusieurs groupes rebelles et séparatistes, certains se battant pour l’indépendance et l’auto-détermination de la minorité musulmane de Mindanao, et d’autres pour maintenir des activités criminelles. Un grand nombre de conflits, potentiellement violents, a lieu entre groupes ethniques, clans et familles.

Du fait de l’insécurité générale et aussi compte-tenu de la complexité de la situation politique et du manque de financement international, certains déplacés vivent dans des conditions bien en-dessous des standards humanitaires. C’est notamment le cas dans la ville de Zamboanga où SOLIDARITES INTERNATIONAL a mené un diagnostic des besoins en Novembre 2014.
 

[1] Work Risk Report 2013
[2] Climate Change and Environment Risk Atlas 2014, Cabinet Maplecroft

Mis à jour en mars 2015

Partager cet article

FaLang translation system by Faboba

En direct du terrain

Philippines : mission accomplie

Philippines : mission accomplie

Présente dans le pays depuis novembre 2013 après le passage du Typhon Haiyan, Solidarités International  y est restée après le typhon Hagupit en...
Philippines : transfert monétaire à San Jose

Philippines : transfert monétaire à San Jose

Marlife vit dans le Barangay San Jose aux Philippines. La route qui permet d’atteindre ce barangay est en ce moment en cours de réparation, ce qui implique...
Philippines : aperçu de notre réponse d'urgence

Philippines : aperçu de notre réponse d'urgence

Le 8 novembre dernier, le super Typhon Haiyan (appelé localement Yolanda) a frappé les côtes des Philippines traversant le pays d'est en ouest.
Philippines : Réponse aux besoins essentiels sur l'île de Daram

Philippines : Réponse aux besoins essentiels sur l'île de...

Réponse sur l'île de Daram après Hagupit : moyens d'existence et eau, hygiène et assainissement, intégration de la prévention et réduction des risques...
  • Philippines : mission accomplie

    Actualités
  • Philippines : transfert monétaire à San Jose

    Témoignages
  • Philippines : aperçu de notre réponse d'urgence

    En images et vidéo
  • Philippines : Réponse aux besoins essentiels sur l'île de Daram

    Actualités

Nos partenaires

En toute transparence

91,3 %
de nos ressources
affectées aux
populations
démunies
En savoir plus

Abonnez-vous à la NEWSLETTER


bouton-abonnement2


Restez informé :

> La newsletter
> Le journal

Solidarités International
89, RUE DE PARIS
92110 CLICHY LA GARENNE
FRANCE
Tél : + 33 (0)1 76 21 86 00
Fax : + 33 (0)1 76 21 86 99
> CONTACTEZ-NOUS