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Népal – Hari Maya : ''Ce qui m’inquiète le plus, c’est de ne pas avoir d’abris''

Hari Maya Gubazon habite dans le village de Katike, qui a été rasé par le séisme du 25 avril. Croisée à un des points d’eau utilisés par les habitants depuis que le réservoir du village a été détruit par le tremblement de terre, le lendemain elle nous a raconté la journée tragique qu’elle a vécue quand la terre a tremblé et fait basculer sa vie.

"Ici, on est chez ma sœur. Elle a perdu sa maison pendant le tremblement de terre. Avec son mari elle a construit cet abri à partir de bache et de ce qu’ils ont pu extraire des décombres. On est juste à côté de la maison : elle est encore debout mais elle est très endommagée. J’ai peur qu’elle ne tombe sur nous. Les répliques sont tellement fréquentes et nous sommes directement dans la ligne de mire. Ma maison, elle, se situe dans la rue principale. De l’extérieur, ça a l’air d’aller, mais dès qu’on rentre à l’intérieur on voit qu’il ne reste plus rien. Je ne pourrai plus jamais y retourner. J’avais quatre enfants, mais j’ai perdu un fils il y a un an de ça. Il a perdu la vie lors d’un glissement de terrain.  Ça commence à faire beaucoup de choses."

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" Ce qui m’inquiète le plus, c’est de ne pas avoir d’abri "

"Dans l’immédiat, ce qui m’inquiète le plus est le fait de ne pas avoir un abri adéquat. La saison de la mousson va bientôt arriver et nous n’avons ni le temps, ni les moyens, de construire une nouvelle maison d’ici là. Il est impossible de construire quoi que ce soit pendant qu’il pleut. Pendant la mousson, les routes sont fermées. Aucun véhicule ne passe par ici, nous sommes encore plus isolés.  Et puis, comment veux-tu commencer à reconstruire quand tu n’as pas les outils, ni les moyens humains nécessaires au déblayement de l’ancienne maison ? Je voulais commencer aujourd’hui mais je me suis coupée sur un morceau de métal en fouillant dans les décombres de la maison de ma sœur. Heureusement qu’une clinique mobile a été installée dans le village et j’ai pu me faire soigner."

" Mon magasin a été pillé "

"Nous avions des réserves de nourriture, c’est grâce à cela qu’on vit depuis le séisme. Mais elles vont vite être épuisées si on continue comme ça. Et puis nous n’avons pas de potager, ni de champs cultivés. Nous n’aurons bientôt plus rien pour nous nourrir. J’avais un magasin ici dans le village, où je vendais des vêtements et de l’électroménager. A l’époque, pour l’ouvrir, j’ai dû emprunter une grosse somme d’argent. C’était un projet de famille : mon idée était que mes enfants le reprennent derrière. D’ailleurs, mon fils fait des études de commerce dans ce but. Mais avec le coût de construction d’une nouvelle maison, je ne vois pas comment je vais faire pour rembourser mon prêt. Le magasin a été partiellement détruit par le séisme et ensuite, il a été pillé par des gens du village qui sont devenus fous. Dès qu’ils entendent parler d’une distribution, ils perdent la tête. Et c’est celui qui est prêt à se battre qui reçoit des choses. Résultat : nous, nous n’avons rien reçu jusqu’à présent."

" Sans argent, on va mourir "

"Peut-être qu’on pourrait envisager d’aller vivre ailleurs. Mais j’ai mes dettes à rembourser, je ne peux pas partir. Aujourd’hui, je suis perdu. Je ne sais pas du tout comment nous allons faire. Nous n’avons pas d’argent. Et sans argent, on va mourir."

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