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Népal : retour sur les premiers jours de notre réponse

Le 25 avril, un séisme d’une magnitude de 7.8 sur l’échelle de Richter frappe le Népal à 81 km au nord-ouest de Katmandou. C’est le plus important tremblement de terre enregistré au Népal depuis 80 ans. La capitale est dévastée, comme une large partie du pays. On compte à cette heure plus de 8 000 morts et plus de 8 millions de personnes affectées. SOLIDARITÉS INTERNATIONAL décide d’intervenir pour apporter en urgence une aide humanitaire indispensable aux familles sinistrées. Vivez les coulisses de la réponse de notre équipe d’urgence.

 

9h en France

Thierry Benlahsen, responsable de l’équipe d’urgence, appelle les membres de son desk afin qu’ils se tiennent prêt à partir. Une première réunion d’urgence est fixée à 17h en présence des différents chefs de service de l’association (RH, logistique, communication) qui devront mobiliser à leur tour leurs équipes pour répondre efficacement  à l’urgence.

17h au siège de Solidarités International

Tous les chefs de service se retrouvent au siège, dans une salle transformée pour l’occasion en cellule de crise. Les chaînes d’informations tournent en boucle, les téléphones ne cessent de sonner, les ordinateurs chauffent. "Nous envoyons notre équipe au Népal. Le stock d’urgence - 3,15 tonnes de matériel de potabilisation, de réservoirs souples, de rampes de distribution et d’unités de traitement de l’eau- est prêt à partir. Nous allons travailler main dans la main avec une ONG médicale que nous aiderons dans l’approvisionnement en eau des cliniques mobiles que nous allons aider à déployer", annonce Thierry.

Dimanche 26 avril : derniers préparatifs

Ce matin, une deuxième secousse de magnitude 6,7,  dont l’épicentre est détecté à l’est de Katmandou, fait de nouveau trembler la terre. Les dégâts sont considérables. Au siège de l’association, les services collecte et partenariat envoient le premier appel à don de l’association. ‘’Des centaines de milliers de familles sont à la rue. Les besoins sont immenses. Le défi, notamment logistique, l’est tout autant. Il nous faut une réponse humanitaire à la hauteur du drame que vivent les Népalais. Nous avons besoin du soutien de tous nos partenaires : entreprises, fondations, collectivités et bien sûr les donateurs pour déployer notre équipe sur place et fournir la première aide", explique Ophélie Ruyant, responsable de la collecte. Le départ de l’équipe d’urgence est prévu pour le lendemain.

Lundi 27 avril : le jour du départ

Après deux jours de préparation et de briefing, les équipes partent avec le matériel.  "L’équipe prend le premier avion direction Katmandou, annonce Thierry. Andrea, expert en eau, hygiène et assainissement, Christopher, logisticien, Caroline, coordinatrice d’urgence et Rachel, responsable de la communication, se rendront ensuite dans le district de Sindhupalchok, identifié comme étant le plus touché : 95% des habitations sont détruites et de nombreux villages de la zone sont encore inaccessibles. L’avion de fret qui transporte l’autre partie du matériel décolle demain". C’est l’heure du départ : décollage à 20h.

30 avril : arrivée à Katmandou

Andrea est le premier à poser le pied sur le sol népalais. Les autres membres de l’équipe sont bloqués, comme beaucoup d’autres organisations, au Moyen-Orient , dans l’avion affrété par la France. "L'aéroport de Katmandou est saturé. Entre les touristes qui tentent de partir et tous les secouristes qui souhaitent se poser, c’est le chaos".

2 mai : "Les maladies hydriques vont exploser"

Andrea réalise les premières évaluations dans le district de Sindhupalchok, où le nombre de morts augmente de jours en jours. "Sur la route, les habitants que nous croisons, assis sur les décombres sous lesquels il reste encore des corps sans vie, ont le regard vide et perdu. Nombreux sont ceux qui déblaient des ruines à mains nues, observe-t-il. Dans le village de Katike, dont la plupart des maisons ont été détruites, le réservoir est endommagé et l’eau devient impropre à la consommation dès qu’il pleut. Avec la mousson qui arrive au mois de juin, ce phénomène va se renforcer et les maladies hydriques vont exploser. D’autant que les gens vivent dehors dans des conditions plus que précaires. Il est donc aussi indispensable de distribuer des abris temporaires que de réhabiliter au plus vite ce réservoir".

4 mai : la menace de la mousson

Les équipes de Solidarités International et de Médecins du Monde parviennent à installer une première structure de soins dans le village de Katike dans le district de Sindhupalchok. Des soins de santé primaire y sont délivrés par les chirurgiens à quelque 4 000 personnes présentes sur la zone. "En plus d’avoir acheminé la clinique, nous l’avons équipée de point d’eau potable et de toilettes pour le personnel médical et les 90 patients qui  sont soignés ici chaque jour, notamment pour des blessures dues au séisme, mais aussi pour des maladies hydriques. Des maladies qui risquent d’augmenter fortement dans les semaines à venir  car le niveau de destruction est tel que les gens campent à l’air libre dans des conditions d’hygiènes très difficiles et évidemment sans toilettes.  Les habitants sont forcés de faire leurs besoins à l’air libre, une pratique qui va provoquer l’émergence de maladies. D’autant que la mousson menace et que les premières pluies s’abattent sur la zone".

6 mai : des villages encore inaccessibles

Dans ce pays montagneux, de nombreux villages restent encore totalement inaccessibles aux secours. "Chaque jours, il y a de nouvelles petites répliques. Bien qu’elles soient de faible intensité, elles effraient la population qui craint désormais un nouveau tremblement de terre, et surtout, elles provoquent glissements de terrain et coulées de boues. Les villages les plus hauts sont réellement isolés et ne peuvent recevoir de l’aide que par hélicoptère, une solution envisagée par nos équipes pour soutenir les populations les plus reculées", confie Rachel Erskine, notre chargée de communication depuis Katike.

12 mai : nouveau séisme

Un nouveau séisme, de magnitude 7,4, frappe le Népal. Les dégâts, humains comme matériels, sont une nouvelle fois considérables. Notre équipe, dont les membres sont tous sains et saufs, se remet vite au travail, plus motivée que jamais.

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JEFAISUNDONBLEU

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NepalModuleDon2 57€ c’est une journée d’eau potable pour une famille rescapées du séisme.

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