Règles de confidentialité et cookies

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus

J'ai compris

Myanmar : témoignages de personnes déplacées par les conflits

En 2015, au Myanmar, près de 235 000 personnes sont affectées par les conflits et déplacées de leur lieu de vie originel depuis plus de trois ans. Ces populations affectées résident principalement dans deux régions du pays, le Kachin et le Rakhine. Rencontres avec des témoins de ces deux Etats.

 

Myanmar Rakhine juillet2015 Credit Vincent-Tremeau 185 680x400

© Vincent Trémeau

Présente au Myanmar depuis 2008, SOLIDARITÉS INTERNATIONAL intervient dans ces deux zones de conflit pour répondre aux besoins des personnes affectées en développant des programmes dédiés à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance. Pourtant dans le même pays, les racines de ces conflits, l’état des infrastructures des camps, les conditions de vie et les peurs des déplacés sont vraiment différentes entre les régions du Kachin et du Rakhine.

“Nous ne pouvons pas partir d’ici et répondre aux besoins de notre famille.”

PHOTO 2   IDP ARTICLE 680x400

© Vincent Trémeau

Dans la région du Rakhine, sur la côte sud-ouest du pays, après deux épisodes de tensions intercommunautaires survenus en juin et en octobre 2012, 140 000 personnes ont été déplacées et vivent encore aujourd’hui dans des camps. “Je vis ici avec ma famille, dans un camp de la zone rurale de Sittwe depuis plus de trois ans maintenant. Ma maison est à vingt minutes à moto du camp, mais je ne suis pas autorisée à retourner là-bas. Nous sommes venus dans ce camp de nous-mêmes, à pieds et je n’ai rien pu emporter de chez moi”, raconte Daw Saw May Khin* qui se définit comme une Rohingya.

Dans le Rakhine, près de 415 000 ont besoin d’aide humanitaire, après les impacts de la crise, qui continue de mettre en cause l’accès aux ressources et les aux opportunités de moyens de subsistance dans la deuxième région la plus pauvre du Myanmar. “Nous avons maintenant accès à l’eau, aux toilettes et aux systèmes de drainage dans le camp, qui nous aident à améliorer les conditions de vie, mais je ne peux pas dire que je suis heureuse ici. Nous sommes souvent malades mais aucun d’entre nous n’est autorisé à aller à l’hôpital pour recevoir des soins. Nous n’avons pas non plus d’opportunités de subvenir à nos besoins”, poursuit Daw Saw May Khin qui espère malgré tout pouvoir retourner chez elle et offrir une éducation digne de ce nom à ses enfants. 

“Je n’ose pas retourner là-bas, il y a encore des soldats et des mines antipersonnel près du village.”

PHOTO 1   IDP ARTICLE 680x400

Dans l’Etat du Kachin, au Nord du Myanmar, après quatre années de conflit, près de 100 000 personnes vivent encore aujourd’hui dans des camps. “Je suis arrivée au camp en moto avec ma famille il y a presque 4 ans lorsqu’il y avait des combats autour de mon village. Je n’y suis jamais retournée depuis”, explique Daw Yi Ma Sar. “Avant les troubles, nous étions fermiers, travaillant dans des rizières et dans des plantations de maïs et nous avions un revenu, en vendant nos récoltes”.

Aujourd’hui bloquée dans le camp de Lesu située dans les montagnes à la frontière de la Chine, Daw Yi Ma Sar survie comme elle peut avec sa famille. “La vie dans ce camp est tolérable, mais notre problème principal est que nous n’avons aucune opportunité de travail. Je ne peux pas fournir à mes enfants une bonne éducation, depuis que nous n’avons plus aucun revenu pour payer l’école”.

La poursuite des combats et la présence de mines antipersonnel dans les villages d’où sont originaires les populations affectées par le conflit, menacent les rendements des populations et la sécurité générale. “Je veux revenir dans mon village, mais je ne sais pas quand. Je n’ose pas retourner là-bas, il y a encore des soldats et des mines antipersonnel près du village”.

* Son nom a été modifié pour assurer sa confidentialité

 

En savoir plus:

Mohammad : "Ici, je perds toute mon éducation"

Myanmar : Les élections ne doivent pas occulter le drame des Rohingyas

 

Soutenez nos actions

JEFAISUNDONBLEU

 

 

Les projets dans les Etats de Rakhine et de Kachin sont financés par ECHO, OFDA, DFID, UNOCHA et UNICEF

Partager cet article

FaLang translation system by Faboba

En direct du terrain

Kachin, Birmanie : des familles constamment en exil

Kachin, Birmanie : des familles constamment en...

En 2011, après 17 années de cessez-le-feu, les violences qui ont éclaté à nouveau dans l’état du Kachin au nord du pays, ont provoqué d’importants...
Myanmar : les tensions au nord Rakhine peuvent impacter nos activités dans le centre du Rakhine

Myanmar : les tensions au nord Rakhine peuvent...

Depuis début octobre 2016, des violences ont éclaté dans le nord de l’Etat du Rakhine. Alors que SOLIDARITÉS INTERNATIONAL intervient dans trois...
Myanmar : intervenir après le cyclone

Myanmar : intervenir après le cyclone

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL intervient depuis 2010 dans l’Etat du Rakhine, à l’ouest du Myanmar, auprès des populations déplacées fuyant les conflits...
Birmanie : retrouver des moyens d’existence dans les camps du Kachin

Birmanie : retrouver des moyens d’existence...

La reprise des combats en 2012 dans le Kachin entre l’armée Birmane et les forces de la KIA (Armée pour l’indépendance kachin), entraînant la rupture...
  • Kachin, Birmanie : des familles constamment en...

    Actualités
  • Myanmar : les tensions au nord Rakhine peuvent...

    Témoignages
  • Myanmar : intervenir après le cyclone

    En images et vidéo
  • Birmanie : retrouver des moyens d’existence...

    Actualités

Newsletter

encart-newsletter

RECEVEZ L'ACTUALITE DE NOS MISSIONS :

S'abonner

Soutenir nos actions

myanmar280612 Avec un don de 110€, soit 27,5€ après déduction fiscale, vous permettez à deux familles de recevoir de l’eau potable et un kit d’hygiène.

Je fais un don

Webdoc

Miniature Rohingyas

En toute transparence

91,3 %
de nos ressources
affectées aux
populations
démunies
En savoir plus

Abonnez-vous à la NEWSLETTER


bouton-abonnement2


Restez informé :

> La newsletter
> Le journal

Solidarités International
89, RUE DE PARIS
92110 CLICHY LA GARENNE
FRANCE
Tél : + 33 (0)1 76 21 86 00
Fax : + 33 (0)1 76 21 86 99
> CONTACTEZ-NOUS