Règles de confidentialité et cookies

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus

J'ai compris

bandeau-cameroun

Cameroun : loin de chez eux, des Centrafricains manquent de tout - chapitre 2

Depuis 2 ans, des milliers de réfugiés centrafricains viennent en masse de l’autre côté de la frontière camerounaise pour s’éloigner des exactions des groupes armés. Ayant fait l’objet de violences ou ayant perdu leurs sources de revenus, ils ont quitté leur terre natale pour être accueillis dans le petit village de Gado et dans le grand site de réfugiés qui le côtoie, où SOLIDARITÉS INTERNATIONAL répond aux besoins de ces populations qui ont besoin de manger, de boire, de s’abriter. Témoignages sur place.

Lutter contre les carences alimentaires

En plus de garantir des conditions d’hygiène plus décentes, les équipes de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL ont remarqué de nombreux cas de malnutrition chez les enfants. Une étude sur les habitudes alimentaires a permis de constater qu’en tant qu’anciens éleveurs en République Centrafricaine, beaucoup de réfugiés arrivaient au Cameroun sans leurs bêtes et donc sans pouvoir assurer leur régime alimentaire habituel à base de viande, donnant lieu à des carences, notamment chez les plus petits. C’est notamment le cas de la plus petite des cinq filles de Fatou qui avec sa famille a fui la Centrafrique après le vol de leur troupeau par des groupes armés, et qui vit à Gado depuis près d’un an et demi. Mais grâce à un système de coupons qui permet aux familles concernées de les échanger contre de la viande auprès des bouchers, les carences s’amenuisent.


« Avant, nous ne recevions que du riz et de l’huile, mais aujourd’hui, grâce aux rations de viande et au traitement contre la malnutrition, les enfants vont beaucoup mieux. »

De leur côté aussi les bouchers sont satisfaits de ce système. Saliu, délégué des bouchers, évoque ce système au fond d’un abri ombragé, alors que nous entendons encore les coups de hachoirs brisant les os de bœuf en fond. « Dès le début de ce système, nous n’avons pas hésité. C’est un moyen d’assurer une clientèle et de gagner plus. Tous les bouchers se sont mis ensemble pour ce projet. Avec nos gains, nous achetons de la viande et nous nous en sortons plutôt bien. Il faut dire qu’un bœuf n’est pas donné. Selon sa taille, il nous coûte entre 250 000 et 500 000 Francs CFA. » [380 à 760 euros]

Nous goûtons à la viande locale, au méchoui avec une pointe de piment. C’est grandiose.

 

Les bouchers réfugiés eux aussi participent volontiers à ce programme au Cameroun

Diversifier les régimes alimentaires

Aïssatou a vu son mari tué par les groupes armés en Centrafrique. Elle a décidé de fuir avec pour seule possession les habits sur son dos, ainsi que ses douze enfants, dont certains ne parviendront pas à destination. C’était il y a deux ans. Aujourd’hui, elle partage un abri de fortune, qu’elle a construit elle-même, avec sept de ses enfants et petits-enfants. Sur son t-shirt est écrit le mot « hope » [espoir]. On sent que ce n’est qu’avec cela qu’elle tient.

« J’ai beaucoup de peine, dit-elle, avec un courage hors normes, alors que nous sommes assis sur son lit. Je suis fatiguée, je tombe souvent malade et j’ai mal au dos. » Son fils aîné entre dans l’abri et s’allonge aussitôt. Lui aussi est souvent malade et ne peut pas travailler. C’est Aïssatou qui fait tout pour la famille.

Aujourd’hui, elle vivote avec les rations alimentaires de riz et d’huile, dont il ne lui reste plus grand-chose, mais bientôt aussi grâce à son jardin potager, que SOLIDARITÉS INTERNATIONAL lui a permis de créer à côté de sa case . « Aujourd’hui, il est hors de question de retourner en Centrafrique. C’est trop dangereux et j’ai perdu tout ce que j’avais là-bas, c’est-à-dire trois têtes de bétail qui me permettaient de vendre du lait. Si je peux récupérer du bétail, tant mieux, mais ça va être long et difficile. Maintenant, au moins, j’ai mon jardin. »

 

Pour les réfugiés centrafricains au Cameroun, les jardins de case sont un moyen d'assurer un minimum de sécurité alimentaire

 

Lire les autres volets de notre reportage au Cameroun

Chapitre 1 : S'engager pour ne pas devenir fou

Chapitre 3 : S’abriter contre les maladies et les vols

Retour à l'accueil de ce reportage dans le camp de réfugiés de Gado au Cameroun


 

JEFAISUNDONBLEU

Partager cet article

FaLang translation system by Faboba

Soutenir nos actions


soutenir-cameroun Avec un don de 72€, soit 18€ après déduction fiscale, vous offrez à deux familles un toit décent pour s’abriter.

Je fais un don

Newsletter

encart-newsletter

RECEVEZ L'ACTUALITE DE NOS MISSIONS :

S'abonner

Aidons les réfugiés

affichekitdigniteB

En toute transparence

91,3 %
de nos ressources
affectées aux
populations
démunies
En savoir plus

Abonnez-vous à la NEWSLETTER


bouton-abonnement2


Restez informé :

> La newsletter
> Le journal

Solidarités International
89, RUE DE PARIS
92110 CLICHY LA GARENNE
FRANCE
Tél : + 33 (0)1 76 21 86 00
Fax : + 33 (0)1 76 21 86 99
> CONTACTEZ-NOUS