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Bangladesh : quand l’eau tue en silence

Chaque jour, au Bangladesh, 20 millions de personnes sont exposées à l’arsenic, un tueur silencieux, présent dans les eaux souterraines du pays et qui cause de nombreuses maladies. SOLIDARITÉS INTERNATIONAL souhaite créer un projet, soutenu par le Fonds eau de l'agglomeration de Saint-Omer, pour récolter les eaux de pluie. Une solution qui pourrait changer la vie de Lima, 22 ans, et de la petite Nayan, 10 ans. Elles témoignent.

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Un ennemi invisible

L’arsenic, voilà ce qui empoisonne des générations entières de Bangladais depuis des années. Présent dans les eaux souterraines du Bangladesh, il provoque cancers, maladies de peau, maux de ventre quotidiens ou douleurs musculaires. Ce mauvais état de santé, en plus d’être douloureux, a aussi un impact sur la situation économique et professionnelle de ces personnes. En plus du fléau de l’arsenic, les populations du Bangladesh doivent faire face à un autre problème : chaque année, de fortes pluies touchent le pays, et sous l’effet des inondations, l’eau de la mer envahit les nappes phréatiques, créant ainsi une eau à la teneur en sel extrêmement élevée qui cause diarrhées, hypertension et diabète. 

Nayan Tara, 22 ans, consomme régulièrement de l’eau contaminée : « De l’eau, de l’eau et de l’eau… il y en a partout mais pas une seule goutte à boire”, dit-elle. Cela me prend beaucoup de temps de ramener de l’eau, souvent contaminée, du puit le plus proche de chez moi. Il existe un autre puits pas trop loin mais lui aussi est contaminé », raconte-t-elle. « Nous savons que l’arsenic est un poison, mais nous n’avons pas d’autre choix que de consommer cette eau contaminée avec laquelle nous faisons la cuisine. Mon mari a mal aux hanches et au cou, mon fils a mal au ventre et a une infection de la peau », enchérit la jeune femme.

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7 personnes sur 10 ne peuvent consommer une eau saine au Bangladesh

C’est le même constat pour la petite Lima, qui, elle aussi, comme tous les enfants de son village, est contrainte de boire une eau impropre à la consommation. «J’ai très souvent de la fièvre et des diarrhées. Je sais que c’est à cause de l’eau ». La petite fille raconte que l’eau de cet étang est utilisée pour se laver et pour abreuver les animaux du village. Les toilettes, et donc leurs eaux usées, se trouvent également à côté de ce point d’eau, ce qui contribue davantage à le contaminer. Nayan Tara ajoute qu’elle « passe tous les jours 2h à aller chercher de l’eau, et qu’elle préférerait passer ce temps à travailler, pour gagner de l’argent pour sa famille ».

Récupération des eaux de pluie : une révolution dans la vie des Bangladais

SOLIDARITÉS INTERNATIONAL a eu l’idée d’une solution simple qui améliorerait le quotidien des populations touchées par le manque d’eau potable : la récupération des eaux de pluie, qui tombent en abondance lors de la mousson. Un moyen efficace et peu onéreux puisque, à condition d’être stockée et filtrée de manière adéquate, cette eau peut être consommée directement. Un projet pilote a été mis en place dans le district de Satkhira, où les familles sont impliquées et formées à la maintenance de ce système. Ce système permettra d'alimenter 51 ménages en eau potable.

Ce même projet a été étendu à l’école primaire de Fatik-Khali, l’école de Lima pour permettre aux élèves de pouvoir se rendre en cours sans avoir à penser à comment s’hydrater. « Aujourd’hui, il n’y a pas de source d’eau à côté de l’école alors si j’oublie ma bouteille le matin, je ne peux pas boire pendant la journée, raconte la petite fille. Et puis c’est dur pour moi de porter mes livres et ma bouteille d’eau en même temps. Je serai très contente s’il y avait une source d’eau fraiche à côté de notre école » s’enthousiasme Lima.  

Dans ses balbutiements, ce projet devrait bientôt permettre à 222 membres de la communauté et à 130 élèves et professeurs de l’école de Fatik-Khali de bénéficier d’eau fraîche au quotidien.

Photos : © Prince Naymuzzaman Khan / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

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JEFAISUNDONBLEU


En savoir plus

- Bangladesh : transformer l’eau de pluie en eau potable 
- Bangladesh : Une réponse commune aux inondations








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