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Grèce : ces personnes qui ont bravé la mer, les frontières, l’intolérance, ainsi que leurs propres peurs

« Plus qu’une petite ville, un camp de réfugiés est aussi une microsociété qui réunit des personnes qui ne se seraient certainement jamais rencontrées dans leur vie d’avant. Désormais, elles partagent de douloureux souvenirs. Elles ont laissé derrière elles leur lieu de naissance à la recherche de droits qui sont, pour nous Européens, tenus pour acquis. » Bianca, notre coordinatrice administrative en Grèce, revient sur son expérience dans le camp de migrants de Malakasa.

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Le droit de vivre sans avoir peur

Les droits de vivre et de se déplacer librement sans risquer de mourir sont évidents pour les Européens. Pas si loin de nous, sur les bords d’une route, nichée au sein d’une vallée, 1200 hommes, femmes et enfants ont fui les bombardements, la faim et les exécutions.

L’Europe est devenue un havre pour ceux qui cherchent un refuge et un semblant de futur. Mais aujourd’hui l’Europe a peur, érige des murs et renforce ses contrôles. « Ce qui est frappant dans cette microsociété colorée, bruyante et pleine de vie, c’est l’indicible horreur qui peut se percevoir dans les yeux des personnes que l’on rencontre, » se souvient Bianca. « Dans ces personnes, j’ai pu déceler de l’enthousiasme, du courage et de la force ».

Les migrants sont les véritables héros

« Les travailleurs humanitaires ne sont pas des héros dans ce contexte malgré leur engagement et leur vocation à apporter leur aide aux personnes en crise, » continue-t-elle. « Les vrais héros ici sont ces femmes et ces hommes qui ont tout risqué pour avoir une chance de vivre. » Malgré tout, ces personnes gardent un fort sens de la solidarité et s’efforcent de continuer leur vie quotidienne en conservant un semblant d’abri, en continuant à nourrir leurs familles, tout en gardant l’espoir de voir un jour la fin du voyage, et d’atteindre l’un de ces pays occidentaux. « Ensemble, nous Occidentaux, n’avons pas seulement le pouvoir mais plutôt le devoir d’agir, » revendique Bianca. « Notre engagement commun ne nous rendra pas plus faibles, ne nous rendra pas plus pauvres, ne nous privera pas d’opportunités, il n’aggravera pas non plus la ‘crise financière’. En revanche, il nous rendra plus humains.»

Photos : © Anaïd De Dieuleveult / SOLIDARITÉS INTERNATIONAL

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