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AFGHANISTAN : Former les déplacés des camps de Kaboul à un métier

Depuis 2011, SOLIDARITES INTERNATIONAL mène un programme « nourriture contre formation » pour les déplacés et les émigrés de retour au pays et vivant dans les camps informels de Kaboul. SOLIDARITES INTERNATIONAL donne la parole à certains de ces apprentis.

afg-article-20130620-1« Je m’appelle Bibi et j’ai 16 ans. Ma famille avait émigré au Pakistan et je suis née là-bas. Nous sommes revenus à Kaboul il y a 5 ans. » Bibi est une jeune pachtoune, souriante et enthousiaste. Elle suit depuis mars le programme de formation professionnelle mis en place par SOLIDARITES INTERNATIONAL dans le camp de Qalai Khater du district 10 de Kaboul, c’est la plus jeune de sa classe qui compte 16 apprenties.

Le chômage frappe durement les résidents des camps. Etant pour la plupart non éduquées et non formés à des métiers urbains, ils doivent faire face à une forte discrimination qui les empêche d’accéder à des emplois même sous-qualifiés. Financé par l’Ambassade de France (Comité Interministériel de l’Aide Alimentaire), le programme vise à former les déplacés sélectionnés à un métier et à les aider à trouver un emploi. Pendant les 6 mois que dure la formation, les apprentis reçoivent une ration alimentaire mensuelle pour leur famille.

« Une femme est venue un jour au camp. Elle a pris nos noms et nous a parlé de la formation » raconte Bibi. « Ma mère et mes grandes sœurs voulaient aussi y participer, mais il n’y avait pas assez de place. » Il fut donc décidé que Bibi était la mieux placée pour suivre la formation professionnelle qui comprend des cours d’alphabétisation et de calcul et des cours de couture.

« Au début, c’était très difficile et je pensais que je n’y arriverais pas », se souvient Bibi en souriant. « Mais à présent, je peux écrire et lire. La formatrice est gentille et la formation est très intéressante. »

Les hommes apprentis sont, quant à eux, placés dans des ateliers partenaires qui assurent leur formation dans l’un des secteurs suivant : menuiserie, plomberie, serrurerie, réparation auto ou moto, et couture.

Hamid a 21 ans, sa famille vient de la province de Laghman. Ils sont arrivés à Kaboul en 2002 et vivent aujourd’hui dans le camp de Nasir Khasrow Balkhi du district 4.

« Nous sommes 12 dans ma famille. J’étais travailleur journalier et je transportais des bagages pour aider ma famille » me dit Hamid. Il fait partie des bénéficiaires qui suivent la formation professionnelle. Depuis trois mois, il travaille dans un atelier de réparation de voiture. « Je travaille ici 5 jours par semaine et tous les samedis je suis des cours théoriques au centre de formation. Avant, je ne connaissais rien du tout à la voiture. Maintenant, je sais comment ça fonctionne, je peux faire des petites réparations et j’en suis content. »

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Cette formation professionnelle facilite l’accès à des emplois qualifiés aux hommes. Pour les femmes, elle les aide à développer une activité durable à domicile. A cet effet, les femmes reçoivent à la fin de la formation un kit couture qui comprend une machine à coudre et tous les outils nécessaires.

Dans le camp de Kodakistane du district 8, Mabuba a achevé l’an dernier la formation professionnelle et suit à présent des cours de perfectionnement. « Avant cette formation, je ne faisais rien. Je restais à la maison, je faisais la cuisine et m’occupais des enfants. Je n’aurais jamais imaginé que j’étais capable de faire quelque chose, d’avoir une activité, et encore moins de gagner de l’argent. Maintenant je me fais des vêtements », dit-elle en me montrant fièrement l’ensemble qu’elle porte et qu’elle a elle-même fait. « Je fais des vêtements pour mes enfants, ma famille et pour d’autres personnes. Et je gagne de l’argent ! » continue-t-elle tout en cousant une robe qu’une cliente lui a commandée. « Avec cet argent, je peux maintenant m’acheter des choses. La toute première fois que j’ai gagné de l’argent, je suis allée acheter des nouveaux habits pour mes enfants. Je suis très heureuse et reconnaissante. Je ne dépends plus de mon mari. Je n’ai plus à lui demander de l’argent si je veux m’acheter quelque chose. »

SOLIDARITES INTERNATIONAL a ouvert 8 classes de formation, une pour les hommes, cinq pour les nouvelles femmes apprenties et deux pour les anciennes apprenties en perfectionnement. Cette année, le programme compte 110 femmes et 90 hommes.

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« J’espère trouver un travail dans cet atelier, s’il y a une possibilité, ou dans un autre atelier de réparation de voiture à Kaboul », nous confie Hamid.

« Après la formation, j’ai l’intention de coudre des vêtements pour moi mais aussi pour les autres et gagner de l’argent », conclut Bibi avec un sourire. 

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