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Les 10 ans du 1% solidaire pour l'eau

Adoptée le 9 février 2005, la loi Oudin-Santini autorise les collectivités territoriales, les syndicats des eaux ou d'assainissement et les agences de l'eau à consacrer jusqu'à 1% des recettes des services d'eau et d'assainissement à des actions de solidarité internationale dédiées à ce secteur. En 10 ans, elle aura permis aux collectivités françaises et les agences de l'eau de mobiliser 200 millions d'euros pour développer 1000 projets, au bénéfice d'une cinquantaine de pays différents. L'engagement indéfectible des ONG, des fondations et des acteurs locaux des pays du Nord et du Sud a intensifié cette coopération.

A l'occasion de l'anniversaire de la loi Oudin, Camille Niel, responsable des partenariats chez SOLIDARITES INTERNATIONAL,  a donné la parole aux acteurs qui donnent vie au 1%.

Jacques Oudin, fondateur et président du Cercle français de l'eau jusqu’en 2004, est à l’origine de la loi dite du 1% solidaire pour l’eau qui porte son nom. Ancien sénateur de Vendée de 1986 à 2004  et conseiller maître à la Cour des Comptes, il revient sur les objectifs de ce programme et en fait le bilan après 10 ans d’existence.

‘’J’ai souhaité que la loi puisse élever le niveau de coopération dans les domaines et de l’eau et l’assainissement’’

A l’époque, j’ai déposé la loi sous l’emprise de la nécessité. Des projets émanant d’acteurs publics en faveur de l’eau et de l’assainissement existaient déjà mais dans un cadre législatif non sécurisé. Cette loi visait donc en premier lieu à sécuriser l’engagement de ces acteurs. Puis, animé par l’esprit de Kyoto, j’ai voulu que nous soyons ambitieux et que la loi puisse également élever le niveau de coopération dans les domaines et de l’eau et l’assainissement. Nous avons donc mis en place sur la base de la coopération et du volontariat, un dispositif qui permet aux consommateurs des pays riches d’aider les non consommateurs des pays pauvres.

10 ans plus tard, quel est votre sentiment sur cette Loi ?
La montée en puissance du dispositif a été satisfaisante mais le contexte politique et financier a évolué. Et pas de manière positive. L’Aide Publique au Développement globale a diminué et les collectivités territoriales rencontrent des difficultés financières telles qu’elles ne peuvent que limiter leurs engagements.

‘’Pour relancer la loi, il faut se concentrer sur des structures bien informées qui disposent d’une assise financière suffisante’’

L’une d’entre elles serait de se concentrer sur des structures bien informées, structurées et ouvertes vers l’international qui disposeraient d’une assise financière suffisante. Je parle donc des régions, des agglomérations et des grands syndicats notamment départementaux. En coopération avec les grandes ONG spécialisées dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, ces organismes peuvent jouer un rôle fondamental dans l’accès à l’eau et à l’assainissement des plus démunis.

J.Oudin film 
Pour visionner un entretien avec Jacques Oudin, cliquez sur la photo

Les agences de l'eau jouant un rôle fondamental dans l'accompagnement des projets d'eau et assainissement, Camille Niel a aussi rencontré Arnaud Courtecuisse qui dirige le service international de l’Agence de l’eau Artois-Picardie. L'agence accompagne SOLIDARITÉS INTERNATIONAL dans ses actions d’urgence (Philippines) et dans ses programmes de reconstruction (Haïti). Il milite pour les valeurs défendues par le 1% solidaire pour l’eau et nous livre son sentiment sur les aspects positifs de cette loi.

 

AEAP-Arnaud Courtecuisse petite« La dignité des populations ne peut être réduite à de simples chiffres »

A l’instar des 6 agences de l’Eau françaises, Artois-Picardie (AEAP) participe à  l’effort collectif pour l’accès à l’eau et l’assainissement dans les pays fragiles via le dispositif « 1% solidaire » mis en place par la loi Oudin-Santini il y a 10 ans. « Nous apportons une aide financière, allant jusqu’à 50% du coût des projets que nous présentent les ONG ou les collectivités locales. Une Commission issue de notre Comité de Bassin les évalue ensuite (pérennité du projet, appui à la gouvernance, cohérence avec la politique nationale…) », explique Arnaud Courtecuisse de l’AEAP.
Pour lui, la loi Oudin-Santini est une réussite en termes de solidarité et de fraternité. «Permettre aux populations rescapées un retour à la dignité et à un mode de vie décent, ne peut être réduit à de simples chiffres. C'est pour cela que nous faisons des missions d'évaluation sur le terrain pour rendre compte et communiquer sur les résultats obtenus », confie Arnaud Courtecuisse pour qui le savoir-faire d’une organisation comme SOLIDARITÉS INTERNATIONAL, son action et ses procédures sont tout à fait complémentaires de l’expertise des Agences sur la question de la protection des ressources en eau par exemple. « De plus, ajoute-t-il, nous facilitons les rencontres entre les ONG et les collectivités de notre bassin, qui peuvent déboucher sur des partenariats très efficaces et durables ».

Des partenariats de proximité pour des services publics pérennes                          logo pseau seul
Le pS-Eau est un réseau de partenaires qui joue, lui aussi, un rôle actif pour l’accès à l’eau et l’assainissement dans les pays en développement. Pour Pierre-Marie Grondin, son Directeur, ces partenariats assurent une continuité nécessaire à l’apport de réponses adaptées aux demandes des populations.

Face au défi majeur de l’accès universel à l’eau et l’assainissement, les collectivités territoriales et les agences de bassin françaises s’engagent auprès de leurs homologues du Sud et en partenariat avec de nombreuses ONG, associations, ou fondations pour soutenir ou mener des actions de solidarité dans ce secteur.

Près de 250 collectivités, syndicats des eaux, contribuent ainsi chaque année, en partageant aussi leur savoir-faire, à donner un accès durable aux services de base à 500 000 personnes dans le monde. En s’inscrivant dans la durée et dans le cadre de partenariats de territoire à territoire, construits sur des relations humaines, ces coopérations assurent une réelle continuité nécessaire à l’apport de réponses adaptées aux demandes des populations. Cette contribution à l’accès à une eau potable et à un assainissement digne de ce nom n’est que le début d’un immense effort à fournir.

Pour en savoir plus sur le pS-Eau, suivez ce lien.

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