Règles de confidentialité et cookies

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts. En savoir plus

J'ai compris

bandeau-rh

Opu Islam - Responsable Programme eau, hygiène et assainissement

 


Un bangladais au Sud Soudan

Article d'Anna Demontis publié dans Altermondes (altermondes.org)

Jeune Bangladais, Opu Maital Islam travaille pour l’ONG Solidarités International depuis 2008. Celui que rien a priori ne prédisposait à travailler dans l’humanitaire revient d’une mission de quatre mois au Sud Soudan. Retour sur un parcours hors du commun.

Article OpuRenaudDouciMon rêve était de travailler avec les gens. » Salarié de l’ONG Solidarités International depuis 2008, Opu Maital Islam vient de passer quatre mois dans le camp de Yida, situé au Sud Soudan. Ce Bangladais de 29 ans fait partie de cette nouvelle génération d’expatriés, ceux qui sont nés dans un pays du Sud et qui s’engagent pour la cause humanitaire, alors que rien ne laissait présager d’un tel destin. Issu d’une famille aisée et diplômé d’anthropologie, Opu revient en 2007 dans son village natal touché par le cyclone Sidr, l’un des plus puissants qu’ait connu le Bangladesh depuis le début du XIXe siècle. Il est alors embauché dans le staff national 1 de Médecins sans frontières, qui le recommande ensuite à Solidarités International. Il va consacrer les trois années suivantes à venir en aide aux victimes des catastrophes naturelles. Et quand Solidarités International lui propose un poste au Sud Soudan, Opu voit enfin l’opportunité de vivre pleinement son engagement: « C’était un vrai objectif de m’expatrier. »


« J’ai exprimé le souhait de connaître d’autres expériences dans des contextes différents et dans d’autres pays. Je voulais travailler dans des contextes plus politiques, raconte-t-il. Cela fait partie de l’engagement humanitaire. » Au Sud Soudan, Opu trouve ce qu’il cherche. En janvier 2011, les Soudanais ont ratifié le referendum d’autodétermination et la sécession du pays est proclamée le 9 juillet de la même année. « Quand j’ai dit à mes parents que je partais, ils ne savaient pas grand-chose sur le Sud Soudan. Je ne leur ai pas vraiment dit qu’il y avait des conflits. » Après quelques mois passés dans le campement de Malakal, sur les rivages du Nil blanc, il part pour Yida en mai 2012. Il y découvre une situation « catastrophique ».

« On a besoin des staff nationaux pour la mise en place et surtout, pour assurer la pérennité du projet.»  

Le campement est assailli par les arrivées massives de réfugiés en provenance du Sud Kordofan 2. S’ajoutent la famine et la saison des pluies qui incitent ces émigrés à quitter leurs terres avant que les routes ne deviennent impraticables. Le camp qui accueillait 25 000 personnes au début de l’année 2012 – et qui ne devait être qu’un centre de transit – en compte désormais 70 000. Premier arrivé sur place, Opu doit mettre en place la mission de Solidarités International. Celui qui fut recruté comme «staff national» au Bangladesh effectue maintenant des entretiens afin de constituer une équipe locale qui aura pour mission d’assainir le campement et de garantir son approvisionnement en eau potable. « On a besoin des staff nationaux pour la mise en place et surtout, pour assurer la pérennité du projet.» Opu doit ensuite évaluer les besoins des réfugiés.

Avec le soutien financier du Haut commissariat aux réfugiés (HCR), il va lancer les campagnes de chloration dans le but de nettoyer les jerricans servant aux familles pour s’approvisionner en eau. Il organise ensuite la construction de latrines d’urgence et d’un système de drainage en vue d’épurer les points d’eau, ainsi qu’une campagne de promotion de l’hygiène pour sensibiliser les réfugiés aux problématiques liées à l’insalubrité. Photo Opus Islam Sud SoudanPremières victimes de cet environnement, les enfants. « A Yida, il y a beaucoup de mouches [qui favorisent la transmission des microbes ndlr] et voir les enfants qui vivent dans ces conditions, c’est difficile », confie Opu. En mai dernier, « vingt enfants de moins de cinq ans mourraient par semaine», de maladies telles que la diarrhée ou de pathologies parasitaires comme la leishmaniose. Grâce aux efforts déployés par son équipe, le taux de mortalité infantile a sensiblement diminué. Les progrès sont flagrants, mais « c’est toujours relatif », rappelle-t-il.

De passage en France, Opu nous confie qu’il n’a pas encore prévu de nouvelle mission. Il a d’ailleurs récemment décliné une proposition des Nations unies. «Ce que j’aime dans la conception idéologique française de l’humanitaire, c’est qu’elle est orientée vers la qualité des interventions. » Une aubaine pour l’association Solidarités International qui aimerait bien lui proposer de retourner sur le terrain pour travailler au plus près des gens. Comme il en rêve.



En savoir plus

> Voir nos offres et postuler

Partager cet article

FaLang translation system by Faboba

En toute transparence

91,3 %
de nos ressources
affectées aux
populations
démunies
En savoir plus

Abonnez-vous à la NEWSLETTER


bouton-abonnement2


Restez informé :

> La newsletter
> Le journal

Solidarités International
89, RUE DE PARIS
92110 CLICHY LA GARENNE
FRANCE
Tél : + 33 (0)1 76 21 86 00
Fax : + 33 (0)1 76 21 86 99
> CONTACTEZ-NOUS