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Soudan du Sud : le silence assourdissant des violences

Dans le nord du Soudan du Sud, les combats entre l’armée régulière et les groupes rebelles font des milliers de victimes qui fuient vers le Soudan pour échapper à la mort. Entre Wau Shilluck et Aburoc, ils sont encore entre 40 000 et 50 000 pris au milieu d’un conflit qui dure depuis trop longtemps.

 

8 jours de marche. C’est parfois le temps nécessaire aux populations de la ville de Tonga pour rejoindre Aburoc, dernier refuge avant le Soudan où souvent une nouvelle guerre les attend. 8 jours sans eau, sans nourriture, sans soins… Mais surtout, un trajet de tous les dangers. "Tous les jours des gens meurent sur la route pour Aburoc où ils sont des dizaines de milliers à avoir trouvé refuge. déplore Camille Niel, responsable de l’équipe de réponse rapide au Soudan du Sud. Ceux qui prennent la route sont des femmes, des enfants et des vieillards. Mais les plus faibles n'ont meme plus la force de fuir. Quant aux hommes, ils sont tous déjà morts, enrôlés de force ou coincés dans les camps de réfugiés. S’ils sortent de ces enclaves sécurisées, quand ils croisent des militaires, ils risquent la mort. Sans sommation".

"Evacués, il faut que nous puissions revenir au plus vite"


Soudandusud-violences

Si la route est longue pleine de risque, la survie à Aburoc n’est pas plus apaisée. "Il n’y a pas d’eau non plus dans la ville, en tout cas pas assez pour tous et le risque d’une épidémie de choléra grandi de jour en jour. Il n’y a pas de soins, pas de nourriture, pas d’abris non plus. Les femmes et leurs enfants trouvent un peu d’ombre sous les arbres pour éviter les 40° d’un soleil de plomb. Mais ça, c’est ce que l’on nous rapporte car depuis quelques jours, nous avons dû évacuer la zone en raison du risque sécuritaire. Nous avons dû laisser les bénéficiaires que nous aidons depuis de nombreux mois parfois de nombreuses années. Nous avons aussi laissé nos équipes nationales là-bas, et nous ne savons pas si nous les reverrons un jour… Il faut que nous puissions retourner sur la zone au plus vite, que l’accès humanitaire soit garanti à Aburoc, que la ville, comme les civils qui s’y trouvent, soient épargnés par les combats  et que les biens destinés à la réponse humanitaire soient également préservés. Sans notre présence, notre témoignage, le silence face aux violences qui sont en train de se produire est assourdissant !"

Photo : © Olivier Laban Mattei / MYOP

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